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dmm 420 Nicomatic high density cover article

Il y a un moment que tout concepteur de systèmes embarqués connaît. Le PCB est presque bouclé, le routage tient et l’encombrement est maîtrisé. Puis une fonction s’ajoute au cahier des charges : une liaison de plus, un capteur supplémentaire, une voie de données à faire sortir. Et il n’y a plus de place.

Ce moment n’a rien d’exceptionnel, il est même en train de devenir la règle. Dans la défense, l’aéronautique, le spatial, les drones ou les petites constellations de satellites, la tendance de fond est claire : plus d’électronique par plateforme, dans des espaces qui, eux, ne grandissent pas. Encore plus de fonctions, plus de chaleur à évacuer, et une contrainte d’assemblage qui doit rester simple et légère.

Face à ça, deux réflexes reviennent souvent. Rogner ailleurs, en acceptant un compromis sur une autre partie du design. Ou étaler la connectique sur plusieurs connecteurs, en multipliant les empreintes sur le PCB. Les deux ont un coût caché : de la masse en plus, une nomenclature qui s’allonge, des opérations d’assemblage supplémentaires, et autant de points où quelque chose peut mal se passer.

Le vrai problème n’est pourtant pas le nombre de fonctions à intégrer. C’est l’idée reçue selon laquelle la densité imposerait forcément un compromis sur la fiabilité.

Trois contraintes qui se cumulent sur la même carte

Quand un ingénieur cherche à gagner de la place, il ne gère jamais qu’une seule contrainte. Il en gère trois en même temps :

  • L’espace d’intégration, qui se réduit à mesure que les fonctions s’ajoutent.
  • La concentration thermique, qui augmente quand on rapproche les contacts et qu’on fait passer du courant.
  • L’assemblage, qui doit rester rapide, léger et reproductible, du prototype à la série.

Autrement dit, la vraie question n’est pas seulement « comment gagner de la place ? », mais « comment en gagner sans dégrader la tenue en environnement sévère ? ». C’est exactement là que se joue le choix d’un connecteur haute densité.

La densité comme méthode, pas comme sacrifice

C’est cette contrainte que la connectique de Nicomatic cherche à traiter de front, avec des solutions conçues pour offrir plusieurs niveaux d’intégration selon le pas et le format dont vous avez besoin. Plutôt qu’un connecteur unique censé tout faire, l’idée est de disposer du bon pas au bon endroit.

Le connecteur board-to-board : Matr’YX

Quand la contrainte est l’empilement de cartes, le connecteur board-to-board Matr’YX est sans doute la réponse la plus pertinente du catalogue. C’est un connecteur mezzanine à terminaison BGA au pas de 1 mm, qui loge jusqu’à 70 contacts par cm², de 49 à 301 contacts, avec une hauteur d’empilement ajustable de 5,5 à 14,5 mm.

Sa particularité mécanique compte autant que ses chiffres : chaque contact repose sur 4 points de contact par socket, ce qui est rare à un pas de 1 mm et renforce la tenue aux chocs et aux vibrations. Compatible avec l’application d’underfill pour allonger la durée de vie de l’assemblage sur PCB, conçu pour la défense et le spatial, il transmet aussi de la donnée à haut débit.

Matr’YX, mezzanine BGA 1 mm

Matr’YX, mezzanine BGA 1 mm

Le meilleur rapport performances/taille : EMM

Quand le besoin est un connecteur miniature robuste au format carte, le connecteur compact EMM au pas de 1,27 mm revendique le meilleur ratio performances/taille du marché, avec jusqu’à 40 % de gain de place. De 4 à 60 contacts, disponible en traversant et en CMS, coquille métallique, il dépasse les performances de la norme MIL-DTL-83513G et accepte des layouts mixtes réunissant puissance et signal dans un même boîtier. Le tout sans quantité minimale de commande.

Paire de connecteurs EMM, CMS coudé sur PCB

Paire de connecteurs EMM, CMS coudé sur PCB

Quand chaque contact compte : AMM, CMM et DMM

Pour les besoins les plus miniaturisés, le connecteur AMM au pas de 1 mm joue la carte de l’ultra-compact et du prêt à l’emploi : un connecteur miniature disponible sur étagère, en tape and reel pour l’automatisation, à l’empreinte minimale.

Paire de connecteurs AMM, CMS droit sur PCB

Paire de connecteurs AMM, CMS droit sur PCB

Au pas de 2 mm, le connecteur CMM offre un gain de place et de poids d’un micro-connecteur tout en restant très dense, notamment dans sa série 340. Sa logique de configuration est intéressante à connaître. Plus volumineux que les contacts de signal, les contacts de puissance (HP) et coaxiaux (HF) se logent à cheval sur 2 rangs de la trame, où ils occupent l’espace de 3 contacts de signal. Concrètement, vous insérez du coaxial ou de la puissance directement dans le layout, sans ajouter de connecteur dédié à côté, et sans casser la densité de la partie signal. C’est vous qui arbitrez la répartition entre le signal, la puissance et le coaxial selon votre application, via une seule interface.

CMM série 340, layout Multi-Mix avec 2 contacts coaxiaux et 2 contacts haute puissance

CMM série 340, layout Multi-Mix avec 2 contacts coaxiaux et 2 contacts haute puissance

CMM série 340, 2 rangées de contacts coaxiaux

CMM série 340, 2 rangées de contacts coaxiaux

Enfin, le connecteur DMM, au pas de 2 mm, permet de densifier jusqu’à 4 rangées dans une coque en aluminium à profil bas. Il accepte des layouts mixtes : les contacts de puissance et coaxiaux, plus volumineux, s’y logent sur 2 rangées, ce qui vous permet de regrouper le signal, la puissance et le coaxial dans une empreinte compacte. De quoi loger de nombreuses positions dans un encombrement maîtrisé, sans sacrifier la protection mécanique.

DMM série 100, 2 contacts de signal

DMM série 100, 2 contacts de signal

DMM série 420, layout Multi-Mix avec 2 contacts coaxiaux et 2 contacts haute puissance

DMM série 420, layout Multi-Mix avec 2 contacts coaxiaux et 2 contacts haute puissance

Gagner de la place aussi sur le câblage : MicroFlex

La densité ne s’arrête pas au connecteur. Alternative plate au fil rond, conçue pour les systèmes embarqués miniaturisés, le câblage MicroFlex tire parti de sa souplesse : il accepte des rayons de courbure bien plus serrés qu’un câble rond. Concrètement, il se glisse au plus près des autres composants et permet des routages plus resserrés, donc plus denses, là où un faisceau rond aurait imposé de laisser de la marge. Et par conséquent, il est aussi plus léger, avec jusqu’à 50 % de poids en moins sur le harnais.

Assemblage MicroFlex, version Octopus avec Kapton et V-shield

Assemblage MicroFlex, version Octopus avec Kapton et V-shield

Ce que la densité bien pensée change, concrètement

Choisir un connecteur haute densité adapté, plutôt que d’empiler des références, a des effets très concrets sur votre design :

  • De la surface PCB récupérée, réinvestie dans l’électronique utile.
  • De la masse en moins, du connecteur jusqu’au harnais.
  • Une nomenclature allégée, avec moins de références à gérer et à approvisionner.
  • Moins de points d’assemblage, donc moins de risques de défaillance.
  • Une fiabilité maintenue avec des performances alignées ou supérieures aux normes MIL et une mécanique conçue pour un environnement sévère.

La densité cesse alors d’être un compromis subi. Elle devient un paramètre de conception que vous pouvez piloter.

Chaque application a ses propres arbitrages entre place, poids, courant et environnement. Si vous voulez comparer les configurations possibles ou faire vérifier un choix de connecteur haute densité par nos ingénieurs, échangeons.

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